Aller au contenu Aller au menu principal Aller à la recherche
actu

Plan Oxygène : à la conquête de l’air !

Grands projets

Publié le 2 octobre 2016 par Vincent Huchon

0

Depuis 10 ans, beaucoup d’efforts ont été faits pour que le Grand Lyon respire mieux. Les industriels ont réalisé de gros progrès, les logements ont été mieux conçus pour économiser l’énergie, les transports sont plus propres… Mais cela ne suffit pas pour préserver la santé de tous, en particulier des plus fragiles. La Métropole de Lyon a décidé de se donner un nouveau cap, avec le plan Oxygène. Mobilisation générale autour d’un bien commun et précieux : l’air que nous respirons.

Les grandes causes de pollution sont dans le viseur de la Métropole depuis une dizaine d’années. La chimie est devenue plus « verte », la voiture individuelle a perdu du terrain en faveur des transports en commun, du vélo et de la marche. Aujourd’hui, à Lyon et Villeurbanne, le vélo et la marche à pied représentent déjà 47 % des déplacements ! Les nouveaux immeubles, et les anciens rénovés et isolés, sont plus sobres. Or, moins d’énergie consommée, c’est aussi moins de pollution de l’air…

Pourtant, en 2015, la Métropole a encore compté 42 jours où l’air était nocif pour la santé. Les conséquences sont importantes aussi pour l’économie. Les dégâts liés à la pollution de l’air sont évalués à 1 000 euros par habitant et par an (rapport de la commission d’enquête sénatoriale 2015). Or l’avenir économique du territoire se joue aussi sur le bon air, devenu un critère de qualité de vie, qui attire les particuliers comme les entreprises.

Les enjeux du plan Oxygène

Les réponses du plan Oxygène

Pour les logements

De l’air à partager

Les cartographies actuelles de la Métropole de Lyon, notamment celles réalisées par Air Rhône-Alpes, représentent la qualité de l’air au sol, par zone de 10m². Mais qu’en est-il au 5e étage ou au 15e ? À l’intérieur des appartements ? Faut-il mettre la crèche sur le toit, ou pas du tout ? Personne n’en sait rien ! Obtenir ces informations et enrichir les données des chercheurs demanderait des moyens considérables… Sauf si ce sont des citoyens motivés par la qualité de l’air qui contribuent à la collecte des données via leur smartphone ou des capteurs à domicile. Voilà l’un des projets du plan Oxygène qui devrait convaincre beaucoup de volontaires. L’expérience de l’ambroisie est un bon exemple : en 2 ans, 4 000 Grands-Lyonnais sont devenus des acteurs de la lutte contre l’ambroisie, par l’envoi de photos géolocalisées. Ils ont permis d’améliorer l’arrachage de cette plante qui sature l’air de pollens très allergisants.

En dix ans, la proportion de dioxyde d'azote (NO2) dans l'air a baissé de 50 %
En dix ans, la proportion de dioxyde d'azote (NO2) dans l'air a baissé de 50 %
© Thierry Fournier // Métropole de Lyon

Écrire un commentaire

Tous les champs sont obligatoires.
Votre email ne sera pas visible à la publication du commentaire.

En publiant ce message, vous vous engagez à avoir pris connaissance et à respecter les conditions d'utilisation et d'expression sur ce site. Celles-ci proscrivent notamment les messages à caractère injurieux, offensants ou diffamants, ainsi que l'incitation à la haine raciale, à la pédophilie, aux crimes ou délits.