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dossier

Publié le 5 novembre 2015

La Métropole soutient l’enseignement

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Construction, entretien, rénovation, nettoyage, restauration scolaire… Depuis le 1er janvier, la Métropole assure la gestion des collèges de son territoire. Mais pas seulement. Le soutien à l’enseignement dispensé par l’Éducation nationale est également au cœur de ses préoccupations.

Collèges : la Métropole soutient l’enseignement

Publié le 3 novembre 2015 par Cécile Prenveille

Ma ville au quotidien | Actu

Concrètement, la Métropole accorde, après appel à projets, des subventions aux établissements qui innovent. Charge pour eux d’imaginer des projets qui impliquent les collégiens, les motivent, les font travailler ensemble, leur ouvrent les portes de pratiques sportives, culturelles, citoyennes… Une ambition commune : apprendre autrement, au plus grand bénéfice de la réussite scolaire des élèves. Focus sur 5 projets exemplaires.

1 – Aux petits soins pour les nouveaux

Pour profiter au mieux de l’enseignement au collège, il faut commencer par s’y sentir bien. Et malgré les rapprochements nombreux entre le primaire et le secondaire, la 6e reste une étape redoutée. Au collège de Bans, à Givors, on implique les plus grands. La première année, 92 élèves de 4e sont sensibilisés à l’écoute bienveillante et attentive, en partenariat avec l’association Astrée et 14 enseignants. L’année suivante, lorsqu’ils entrent en 3e, 24 parrains et marraines sont nommés parmi eux et chargés d’accompagner les plus petits. Rassurant pour les nouveaux collégiens, le dispositif est formateur pour les futurs lycéens : tout le monde profite d’une ambiance plus détendue.

2 – Des activités pour préserver la planète

Autre thème motivant et fédérateur pour les jeunes : la protection de la planète. Le collège Clément Marot, Lyon 4e, développe l’éducation au développement durable depuis plusieurs années. Mila Le Corre et Louise Thonnerieux, élèves en 6e racontent : « On a fait un dépliant sur le tri, qu’on a distribué au réfectoire et on a aussi contrôlé les contenus des plateaux pour le compostage. Avec l’engrais du compost, on a fait pousser des plantes pour les vendre lors d’un vide-greniers. Nous avions aussi fabriqué des cache-pots à partir d’objets de récup… » La sensibilisation au développement durable se décline aussi en arts plastiques, en français, en SVT. « Il rend les élèves plus autonomes autour de certaines tâches, précise l’un des professeurs. Ils deviennent acteurs et prennent des responsabilités. »

Mila Le Corre et Louise Thonnerieux, élèves de 6e, 12 ans, collège Clément Marot, Lyon 4e.

 

« Nous allons mieux respecter l’environnement »

Mila Le Corre et Louise Thonnerieux, élèves de 6è, 12 ans, collège Clément Marot, Lyon 4è

« Cela nous permet de découvrir des choses qu’on ne connaissait pas. On peut les partager avec nos amis et notre famille. Ce qu’on apprend va nous accompagner durant toute notre scolarité. »

3 – Une récompense qui fait du bien

Au collège Henri Longchambon, Lyon 8e, les meilleurs élèves reçoivent des bons d’achat valables dans des enseignes culturelles ou sportives. « C’est une reconnaissance de la part du collège, qui fait du bien. On ressent de la fierté, bien sûr (sourire). Recevoir des bons d’achat ne nous a pas rendus riches, mais ça nous a permis de nous acheter de nouvelles chaussures de sport, ou le bouquin qu’on rêvait de lire. »

4- Du basket façon Poudlard

Le lien entre les élèves, les échanges autour d’une activité commune : ce sont les bénéfices de la « Coupe des 4 Maisons », développée au collège Gabriel Rousset, Lyon 7e. « Je cherchais à redonner le goût de l’effort aux élèves, qui leur communique l’envie de se battre et développe le sentiment d’appartenance », raconte Léo Congiu, conseiller principal d’éducation (CPE), qui a imaginé un projet autour du basket et de Harry Potter. Chaque classe s’invente un blason et une devise, accompagnée par les enseignants d’arts plastiques, de français et d’histoire. Tout au long de l’année, les élèves gagnent des points : en disputant des matchs dans la cour, et en faisant preuve d’un bon comportement en classe. « Bons élèves ou moins bons, sportifs accomplis ou moins performants, tous peuvent faire gagner des points à leur classe. Ils se responsabilisent et s’investissent. »

Nessim Mouchmouche, collège Gabriel Rosset, Lyon 7e.

 

« Si toutes mes leçons étaient du théâtre »

Nessim Mouchmouche, 15 ans, élève de 3ème au collège Gabriel Rosset, Lyon 7è

Sa classe de 3e a participé au projet Collidram (Collèges-littérature-dramatique). « On lisait des pièces et disait ce que l’on en comprenait. C’était plus facile que d’apprendre ses cours par cœur. J’aimerais bien que toutes mes leçons soient du théâtre (rires). »

 

5 – L’école de l’avenir

Centrée sur l’amélioration des résultats scolaires, l’action éducative s’intéresse aussi à l’après-collège, par exemple avec le projet d’école de l’avenir, développé au collège Jean-Philippe Rameau de Champagne-au-Mont-d’Or. Tableau tactile, mur d’écriture, chaises et bureaux sur roulettes, tablettes, poufs et mobilier sur mesure pour s’isoler et travailler dans le calme… Les enfants sont plongés dans un fonctionnement de travail collaboratif et transversal qui sera sans doute celui des années 2020-2030, lorsqu’ils entreront dans l’âge adulte. En partenariat avec l’École centrale et l’Institut français de l’éducation (Ifé), le projet entend aussi combler le fossé avec l’enseignement supérieur. La principale de l’établissement, Valérie Lincot, y voit « une démarche pédagogique globale, et non pas un lieu centré sur le numérique ». Grâce à cet outil, l’établissement est le premier collège à intégrer le réseau des « Learning Labs » des grandes écoles et universités. « Le projet permet à chacun d’aller à son rythme. Ceux qui travaillent rapidement ont toujours quelque chose à faire. Et surtout, les élèves “décrocheurs” raccrochent plus directement, ils s’angoissent moins et sont davantage acteurs. Tous sont plus motivés », confirme Véronique Jullien, professeure d’histoire-géographie.

La Métropole soutient l'enseignement

© Laurence Danière

Collèges : que fait la Métropole ?

Publié le 3 novembre 2015 par Gaëlle Lenoir

Ma ville au quotidien | Infographie

Collèges : que fait la Métropole ?
Collèges : que fait la Métropole ?
© Idé

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19 millions d’euros pour le numérique au collège

Publié le 3 novembre 2015 par Cécile Prenveille

Ma ville au quotidien | Interview

C'est l'un des axes forts de l’action de la Métropole pour les collèges ; Yves-Armel Martin, responsable du service usages numériques à la Métropole de Lyon et directeur du centre d'innovation numérique Erasme, explique les enjeux des outils numériques.

Yves-Armel Martin

Yves-Armel Martin,
responsable du service usages numériques à la Métropole de Lyon et directeur du centre d'innovation numérique Erasme

Plan numérique au collège : 19 M€

  • Équipement des collèges en vidéoprojecteurs interactifs et ordinateurs;
  • Déploiement des connexions Internet;
  • Fourniture de services en ligne aux enseignants et aux familles (exemple du cahier de texte numérique);
  • Projets innovants pour faire émerger des usages nouveaux.

Le numérique est aujourd’hui partout. Sa place est-elle aussi au collège ?

Oui, c’est un formidable outil entre les mains des pédagogues créatifs. L’une de ses grandes vertus est de (re)créer du lien entre ce qu’il se passe à l’école et en dehors. De plus, il favorise des productions de qualité par les élèves, ce qui les conforte dans la réussite.

Tout collège doit donc aujourd’hui être connecté ?

Au-delà du bâtiment, c’est le projet d’établissement qui doit être « connecté ». Les enseignants s’approprient de plus en plus les outils et en imaginent de nouvelles applications. C’est le rôle de l’école d’éduquer à une utilisation constructive du numérique. Les jeunes sont naturellement habiles avec les technologies, mais ils doivent apprendre à les domestiquer, à les mettre au service de la construction du savoir, de la production, de l’expression personnelle et critique.

Y a-t-il un risque d’être distrait par ces outils ?

C’est vrai que les écrans captent l’attention, mais les enseignants savent s’en servir. Les établissements qui participent aux expérimentations avec les tablettes nous indiquent que les élèves peuvent s’investir longtemps sur des applications éducatives. Le professeur fixe un objectif précis, les élèves s’immergent et sont concentrés sur le sujet donné.

Alors, le numérique facilite l’apprentissage des élèves ?

C’est plus subtil que cela, ces appareils ne sont pas des machines à apprendre. Ils permettent aux élèves de développer des compétences variées, plutôt que des connaissances. Dans la société urbaine connectée d’aujourd’hui, il est nécessaire de savoir s’informer, mémoriser, collaborer, communiquer…

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