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interview

Les Terrasses de la Presqu’île : les secrets du concepteur

Grands projets

Publié le 10 juillet 2016 par Vincent Huchon

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En 2021, les Terrasses de la Presqu'île magnifieront le centre-ville de Lyon et lui offriront un nouveau lien, direct et apaisant, avec la rivière. Architecte mandataire du projet, l'agence Wilmotte & Associés Architectes livre son ambition, ses coups de cœur et ce qui l'a guidé dans ce projet. Le tout par la voix de Jean-Michel Wilmotte, fondateur de l'agence.

Lyon est une ville magnifique qui jouit d’un site exceptionnel

Jean-Michel Wilmotte,
Architecte, urbaniste, designer concepteur du projet des Terrasses de la Presqu'île

Quel lien entretenez-vous avec la Métropole de Lyon ?

Le lien qui unit mon agence à Lyon est très ancien. En tant qu’amateur d’art, j’ai toujours été sensible aux rapports privilégiés que la ville entretient avec la création. C’est pourquoi, depuis 30 ans, j’ai beaucoup travaillé pour la ville, notamment sur l’espace public : nous avons conçu une ligne de mobilier urbain, dessiné les stations du tramway, et participé à l’aménagement d’une dizaine de parkings publics. J’ai aussi réalisé la muséographie du Musée des Beaux-arts et réhabilité l’ancien bâtiment des Douanes à la Confluence… Je suis très actif à Lyon !

En tant qu’architecte urbaniste, quels sont, selon vous, les atouts de la ville de Lyon ?

Lyon est une ville magnifique qui jouit d’un site exceptionnel : un fleuve, une rivière, une confluence et deux collines ! La Saône et le Rhône ouvrent de larges échappées visuelles sur un panorama urbain d’autant plus intéressant que l’aspect vallonné de la ville offre au regard de véritables « tableaux ». Cette richesse topographique offre un cadre de vie magnifique aux Lyonnais et Grands Lyonnais.

Comment avez-vous appréhendé le site et les enjeux de ce projet ?

Dans la continuité de la reconquête des fleuves, l’aménagement des Terrasses de la Presqu’île termine la promenade des Rives de Saône dans le centre de Lyon qui avait été ici « squatté » par les voitures. Il s’agit de créer un lien très fort au paysage urbain pour reconnecter la rive à son environnement et à la vie de ses habitants. Pour ramener la nature en centre-ville, nous avons souhaité reconstituer le caractère sauvage des bords de Saône.

Comment avez-vous imaginé la future appropriation et l’usage qui sera fait de ces espaces ?

À cet endroit de la ville, nous avons voulu redonner du confort, de la sérénité et retrouver le plaisir de déambuler dans ce quartier. En réduisant la place de l’automobile, nous souhaitons faciliter la circulation des piétons et des vélos en toute sécurité. En réaménageant les places Saint-Nizier et d’Albon, nous désirons favoriser la convivialité du lieu et magnifier ce formidable patrimoine architectural. Enfin, nous avons imaginé un vaste jardin fluvial sur le bas-port : lieu de pause et de contemplation, il est aussi équipé de jeux de plein air afin de mieux accueillir les promeneurs et les familles.

Y'a-t-il quelque chose qui vous tient particulièrement à cœur au sein de ce projet ?

Le jardin fluvial ! C’est assez unique de pouvoir créer ex-nihilo, en plein cœur d’une ville historique, très dense, un jardin de 8 500 m2.

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